Production

La production du Groupe Rubelli concerne deux catégories principales: la fabrication de tissus et la production de meubles et de compléments d’ameublement.

C’est dans les ateliers de tissage de l’établissement Rubelli – l’ancienne manufacture Zanchi du XIXe siècle située à Cucciago, dans la province de Côme – qu’est produite grande partie des tissus Rubelli, Armani/Casa ou les tissus pour les grandes œuvres comme les théâtres La Scala et La Fenice. Les métiers Jacquard électroniques de la toute dernière génération  sont en mesure de fabriquer toutes sortes de tissus d’ameublement, en fibres naturelles ou synthétiques, ainsi que  les tissus anti-feu en Trevira CS pour le secteur Contract.

Avec l’acquisition de la marque Donghia, la production du Groupe Rubelli a élargi sa gamme de production qui comprend désormais la fabrication de meubles, de compléments d’ameublement et d’articles d’éclairage. Chaque meuble Donghia est construit, monté, fini à la main et réalisé dans matériaux sélectionnés ce qui en garantit le caractère distinctif qui le rend vraiment unique. Le siège historique est situé aux Etats-Unis et une antenne de production a été créée en Italie pour mieux répondre à la demande européenne de meubles rembourrés et capitonnés.

Les produits du secteur éclairage sont entièrement fabriqués manuellement à Murano selon les anciennes techniques développées au cours des siècles passés.

Aujourd’hui, l’établissement de tissage Rubelli est le pôle productif le plus important de propriété de l’entreprise. En plus des 28 métiers Jacquard électroniques de la toute dernière génération, l’établissement possède également 3 métiers à tisser manuels en parfait état de marche. Ils ont été remontés et remis en fonction en 2004 et ce sont les mêmes que ceux qui existaient à Venise au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Ce n’est que depuis quelques années qu’ils ont été transférés et remontés, suite à un travail long et minutieux, dans le siège de production actuel du Groupe Rubelli pour pouvoir faire face aux demandes toujours plus fréquentes de soprarizzi ou de velours faits main.

Pour Rubelli, non seulement les refaire fonctionner mais encore trouver un personnel jeune et enclin à apprendre un travail aussi dur et complexe, a été un véritable défi de même que trouver des personnes en mesure de tisser sur ce type de métier ou, ne serait-ce même, désireuses d’apprendre un art aussi difficile et fatiguant n’a certes pas été chose aisée.

Le deux jeunes femmes qui travaillent aujourd’hui chez Rubelli ont appris cet art du tissage de deux vénitiennes âgées de plus de soixante-dix ans qui avaient passé la plus grande partie de leur vie professionnelle justement sur ces métiers à tisser. Seules dépositaires de ces techniques, elles ont transmis les secrets de leur art pendant plus de six mois à ces deux jeunes femmes : un art très difficile qui requiert non seulement de la précision, de la force et de la sensibilité mais aussi de l’habileté manuelle et surtout beaucoup de passion.

Tisser à la main est un travail extrêmement dur et la peur d’exercer une pression erronée de la lame au moment de la coupe, risquant ainsi de ruiner le travail de longs mois, est toujours présente.

Après des jours et des jours de coups de peigne et de levées des fils de chaîne, l’angoisse n’est récompensée que par le plaisir de voir que les véritables joyaux textiles réalisés sont photographiés sur les principales revues internationales et utilisés dans des demeures historiques, des châteaux et des musées du monde entier.